Varian Fry

Publié le par canton-notre-dame-du-mont-marseille

plaque-Varian-fry-devant-consulat-Usa.JPGPlaque devant le consulat des Etats Unis place Varian Fry

 

 

Août 1940. Varian Fry, journaliste américain de 32 ans, débarque à Marseille missionné par l’Emergency Rescue Committee (ERC).

 

L’association a été créée deux mois plus tôt à New York par des intellectuels libéraux et des antifascistes allemands. Objectif : venir en aide aux écrivains, poètes, journalistes, artistes, militants antinazis menacés par la police française dans une ville devenue le seul point de passage entre la France de Vichy et le monde libre.

 

Venu avec une liste de deux cents noms de VIP en poche, Varian Fry dispose d’un mois pour les mettre à l’abri.

 

http://www.yadvashem-france.org/upload/document/6150/6150.jpgMais le jeune homme ne se résout pas à sauver les intellectuels traqués par la Gestapo en abandonnant à leur triste sort les anonymes, juifs ou non. Ayant eu un aperçu de la barbarie nazie à Berlin, en 1935, Varian Fry décide de rester à Marseille.

 

Varian Fry ne fait pas les choses à moitié au sein du Centre américain de secours. D’août 1940 à septembre 1941, avec ses maigres moyens, armé d’une persévérance sans borne, il protègera 4000 personnes. Munies de papiers, vrais ou faux, près de 2000 d’entre elles pourront fuir aux Etats-Unis via des filières passant par les Antilles ou le Portugal d’où partaient cargos et hydravions.

 

Artistes, écrivains, poètes, musiciens, philosophes… sont secourus par Varian Fry : Hannah Arendt, André Breton, Marc Chagall, Marcel Duchamp, Max Ernst, Lion Feuchtwanger, Wilfredo Lam, Jacqueline Lamba, Wanda Landowska, Jacques Lipchitz, Alma Mahler, Jean Malaquais, Heinrich Mann, Roberto Matta, André Masson, Max Ophüls, Benjamin Péret, Anna Seghers, Victor Serge, Jacques Schiffrin, Franz Werfel…

 

Varian Fry est Juste parmi les nations depuis 1994. 

http://www.yadvashem-france.org/images/justes-france/info_justes.jpg

 

 

Les « Justes des Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ».
Au 1er janvier 2006, le titre avait été décerné à 21 308 personnes à travers le monde, dont 2 646 en France. Mais le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages.
Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. Tous considèrent n'avoir rien fait d'autre que leur métier d'homme. Ils doivent servir de phares aux nouvelles générations.

 

 

 

 

 

 

Nombreuses infos sur : http://www.chambon.org/sauvage_fry_fr.htm

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article